Les renseignements que je possède sur les plus anciens de mes ancêtres Anglais me sont venus du " College of Arms " de Londres, où sont gardés les registres des "Visitations". En Angleterre, on appelle "Visitations" le recensement exécuté, sur l'ordre du roi, par le Gardien des armoiries. Contrairement aux recensements que nous connaissons, au Canada, depuis le début de la colonie, les registres des " Visitations " ne contiennent pas les renseignements, comme la grandeur de la terre, etc, mais seulement le nom du chef de la famille, le nom de l'épouse, son descendant aîné et quelque fois le nom des autres enfants mâles. Leur but était uniquement de vérifier si les familles qui arboraient des armoiries, avaient le droit de le faire.
Dans le registre de la " Visitation " de 1619 dans le comté de Kent, donc dans le sud-est de l'Angleterre, nous trouvons cinq générations de " Handville ".
Le Dragon rouge, titre de celui qui visitait les familles, a
inscrit " Handvile ", mais les personnes ainsi inscrites utilisaient
aussi les noms" Handfylde, Hanfelde" et autres variantes. Le nom "
Handvile " apparaît dans les registres et livres d'histoire jusque vers
1700.
Malheureusement, l'âge de tous les représentants de cette famille n'est pas inscrit au registre de 1619, on y trouve que le plus jeune est agé de 20 ans, donc né en 1599. Alors si on soustrait 35 ans pour chaque générations, le plus âgé, nommé Thomas, du manoir de Handvile Green, serait né vers 1465. Son fils Hammond, né vers 1500, habitait le manoir de Braborne, le fils de ce dernier s'appelait Sampson et habitait Ulcombe. Dans le manoir de Ulcombe il y avait les trois fils de Sampson : le premier s'appelait John, le deuxième Stephen, dont le fils Thomas était agé de 20 ans, (c'est notre lignée) et le troisième James. Après les noms, il y a la description des Armoiries : " Argent a Lion rampant sable within an orle of Crosses sable. Crest: A Bird's head and neck, ermine, wings raised argent and crowned with a ducal Coronet or. "
Dans son livre intitulé " History of Kent " écrit en 1790, Hasted raconte les unions et transactions qui ont permis que ces différents Manoirs puissent appartenir à des Handfield ou Handvile. Dans le même volume, pour la paroisse de Waltham, Hasted mentionne que Handvile Green fut ainsi nommé parce qu'il était habité par la famille Handfield ou Handvile dont plusieurs membres ont été inhumés dans l'église paroissiale.
C'est dans le volume "History of Enfield" de Hodson and Ford 1911, que j'ai trouvé d'où venait le mot "Field". C'est un dérivé du participe passé du verbe saxon "foellan" (tomber) et signifie un endroit dégarni d'arbre dans une forêt.
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Ces photographies furent prises à Handvile-Green. Une brique à l'arrière de la maison porte l'inscription "TH1617".
Un de nos ancêtres, Stephen Handfield de Bircholt, né à Ulcombe, co. Kent le 17 septembre 1624, a pris pour épouse le 9 avril 1660, Margaret Jenkin et en huit ans eurent cinq enfants dont John en 1666.
Voyant sa fin approcher, Stephen fit son testament le 27
novembre 1668 et est décédé aussitôt car il a été inhumé le 1er décembre
1668 dans le cimetière de la ville de Smeeth. Parmi ses exécuteurs
testamentaires, il y avait une dame nommée Frances Wraight de la ville de
Ashford, co.Kent. Cette dernière a réussi à intéresser le dit John, né
en 1666, à venir s'établir dans Ashford où il est devenu marchand de lainages
(Woollen Draper), y a vécu toute sa vie et y est décédé le 5 octobre 1725.
Avec son épouse Thomassine Irons mariée le 28 août 1690, à St-Alpage
de Canterbury, ils sont les parents de John baptisé à Ashford le 1er
novembre 1693, et qui passa toute sa carrière militaire en Acadie où il devint
Lieutenant-Colonel.
Voici ce qui s'était passé en Acadie, regardant notre Famille, dans les dix années précédant l'arrivée de John Handfield.
Le Dictionnaire Biographique du Canada écrit que William Winniet était "probablement" un huguenot qui avait dû fuir la France, après la Révocation de l'Édit de Nantes, le 18 octobre 1685. Ce qui est certain, est que le 5 octobre 1710 il était membre de la troupe de Sir Francis Nicholson, ancien Lieutenant-Gouverneur de la Virginie, pendant quinze ans, venu pour s'emparer de l'Acadie. Les opérations durèrent huit jours. Le 13 octobre 1710, le commandant du fort de Port-Royal, Daniel d'Auger de Subercase, rendit les armes.
William Winniet servit d'abord comme Enseigne, puis comme Adjudant et
ensuite comme Sous-Lieutenant dans le régiment du New Hampshire. Régiment qui
fit partie de la garnison de la
ville, dont le nom fut changé en Annapolis-Royal.
L'Acadie devint officiellement anglaise lors du Traité d' Utrech le
16 avril 1713.
En 1711, William Winniet abandonna la carrière militaire pour devenir marchand et armateur. Le 19 décembre de la même année, l'aumônier anglais, John Harrisson bénissait le mariage de William Winniet avec Marie-Madeleine Maisonnat, fille née du mariage de Madeleine Bourq avec Pierre Maisonnat, le fameux Capitaine Baptiste, corsaire de Port-Royal. Ce mariage, Bourq et Maisonnat fut déclaré nul lorsque le corsaire, après un voyage en France, revint au pays avec son épouse légitime et sa famille. Pour plus d'informations sur le Capitaine Baptiste, célèbre corsaire, cliquez sur le site suivant: http://perso.orange.fr/ch.lagarrigue/cap-baptiste4.htm
Marie-Madeleine
Maisonnat avait quinze ans, à son mariage, étant née le 23 octobre 1696, elle
est décédée à 85 ans, le 9 juin
1781. Son mari, William Winniet était
décédé accidentellement, noyé dans le port de
Boston le 14 août 1741. La
famille Winniet eut quinze enfants, Voici ce que le sort a réservé aux cinq
premiers enfants:
ANNE : Née le 10 mars 1712/
1713, a épousé à
Annapolis-Royal, le 29 août 1728, le Major Alexander Cosby, qui devint
Lieutenant-Gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Il est décédé le 27 décembre
1742. Le couple eût 6 enfants, dont Phillip, celui qui a compilé cette liste.
ELIZABETH: Née le 6 août 1714, a épousé à Annapolis-Royal, le 3 juin
1730 l'Enseigne JOHN HANDFIELD. Le couple eût 11 enfants.
MARY: Née le 30
juillet 1716 a épousé L'Enseigne
Edward Amhurst.
MARY MAGDALENE: Née le 10 juillet 1718 a épousé Edward How, Esquire.
WILLIAM: Né le 21 avril 1720, est décédé le 25 avril 1747. Ce William, plus connu sous le nom de Guillaume Ouimette, a épousé à l'Église catholique de Louisbourg, le 6 octobre 1742, Lisette Robichaud fille de François Robichaud et de Angélique Pitre. Le couple eût 2 enfants, David en 1744 et Elizabeth dite Betty en 1746. En 1755, John Handfield, pour obéir aux ordres reçus de ses supérieurs, a dû envoyer en exil sa belle-soeur Lisette et ses deux enfants à Boston. Le 21 janvier 1769 la demoiselle Betty a épousé à Boston, Joseph Timothée Bourgeois né 1739, fils de Joseph Bourgeois et de Anne Leblanc. Ce mariage fût ratifié à la Pointe-aux-Trembles de Montréal le 28 décembre 1775.
Dans le livre de Charles Danton " George the First's Army ", volume II, j'ai trouvé que John fut promu Enseigne dans le " 40th Regiment of Foot " à St-James, le 26 février 1720 et, comme le " 40th Regiment " avait été formé en Amérique en 1717 par le Colonel Richard Phillips, John ne doit pas avoir tardé à rejoindre son régiment.
Dans son livre "History of Nova Scotia"
T.C. Haliburton donne une liste de personnes résidant à Annapolis Royal
en avril 1720 et le nom de John Handfield y figure. Il est donc bien arrivé au
débût de 1720.
Le premier document qui porte sa signature, à titre de témoin, est la
mise en accusation, en 1721, du Lieutenant John Washington, pour mauvaise
conduite.
Dix ans après son arrivée en Acadie, John Handfield épouse, le 3 juin
1730, Elizabeth Winniet, agée d'environ 15 ans et 10 mois.
Son nom apparait pour la première fois dans les minutes du Conseil de la Nouvelle-Écosse, lors d'une assemblée tenue au siège du Gouvernement à Annapolis, le 24 juillet 1731. John (Enseigne) demandait l'octroi d'une certaine étendue de terrain, située derrière la maison qu'il s'était fait construire à grand frais dans la ville d'Annapolis Royal, terrain qui n'avait pas encore été mis en valeur. A l'appui de sa demande, John a produit une lettre signée par le Colonel Phillips de son Régiment, dans laquelle celui-ci recommande au Conseil d'agréer la demande, car, (et je cite) "C'est la volonté du Roi que des améliorations soient apportées dans la ville et, de plus, la personne qui a remis les titres de ce terrain à Mr. Handfield semble à mon avis y avoir droit". Ces titres consistaient en une copie authentique, écrite en français, d'une concession faite au temps du Gouvernement français au Sieur Christophe Cahouett et signée le 12 septembre 1700 par Jacques L'Hermitte, Ingénieur et sous-lieutenent du Roi au Cap Breton. Jacques L'Hermitte avait été nommé à ce poste sur recommandation de Jacques-François de Brouillan, Gouverneur.
Ce n'est qu'à la réunion du Conseil, tenue le lundi 11 septembre 1732,
à la maison du Lieutenant-Gouverneur Armstrong*, que cette demande fut accordée
et que des titres en bonne et due forme furent livrés au Lieutenant Handfield
(Il avait eu le temps de monter en grade) pour sa maison et emplacement dans la
basse ville d'Annapolis Royal.
*Lawrence Armstrong a été nommé Lieutenant-Gouverneur de la Nouvelle
Écosse en 1724 et demeura en poste jusqu'en 1739, alors qu'il s'est suicidé.
En récompense des nombreux services rendus à sa Province, le Conseil de la Nouvelle-Écosse remettait, le 30 novembre 1734, à John Handfield et autres personnes, des titres de propriété pour des terrains où des mines avaient été découvertes.
En 1736, le Gouverneur Armstrong le nomme membre du Conseil de la Province. Il le sera jusqu'à la fondation de Halifax en 1749, alors que le Siège du Gouvernement qui était à Annapolis depuis sa création en 1720, fut transporté dans la nouvelle Capitale.
En 1746, le Colonel Arthur Noble à la tête d'un groupe de soldats, fut envoyé par William Shirley, gouverneur du Massachusetts, pour s'opposer à la présence de Ramesay et ses soldats Français.
Noble et sa troupe ont occupé Grand-Pré sans opposition, les forces canadiennes ayant retraité jusqu'à Chignecto. Mais en février 1747, une troupe, composée de Canadiens et d'Indiens commandée par Coulon de Villiers, a surpris la garnison anglaise et dans la bataille qui suivit le Colonel Noble, son frère et un grand nombre de soldats furent tués et le reste de la troupe fut fait prisonnier.
Ensuite, la région est resté inoccupée jusqu' en septembre 1749, alors que le Capitaine John Handfield et cent hommes furent assignés pour occuper la région.
Le fort de Grand-Pré (nommé Vieux Logis) fut
réparé et a servi de quartier-général à la
petite troupe. Ce fort avait été construit par le gouvernement anglais de la Nouvelle-Écosse en 1732. Cette année, 1732, un marchand du nom de Henry Cope, qui avait été nommé au Conseil de la Province le 29 novembre 1729, accusa un autre membre du Conseil, soit William Winniet, d'avoir mis les Indiens au courant du fait que le Gouvernement construisait à cet endroit une "maison" devant servir de caserne à une compagnie de soldats. Le 9 janvier 1734 William Winniet a été remercié de ses services.
La riposte des Indiens ne se fit pas attendre. Le 27 novembre 1749, une troupe de 300 Indiens, selon la lettre du Capitaine Handfield au Gouverneur Cornwallis, mais seulement 150, selon la lettre du Lieutenant John Hamilton l'officier commandant qui était sorti du fort!!!, alors oublions le nombre et disons " de nombreux Indiens " aidés par onze Acadiens* attaquèrent les soldats anglais, en tuèrent deux, et firent les autres prisonniers.
Dans une lettre, datée du 5 janvier 1750, John Hamilton écrit au Gouverneur Cornwallis, racontant l'attaque, sa capture et comment un prêtre Catholique (ce dernier était M. L'Abbé Jean Louis Le Loutre, missionnaire français auprès des Indiens Micmacs) paya la rançon aux Micmacs pour sa libération et celle du petit-fils Handfield. (On doit comprendre qu'il veut dire " le jeune fils ", car il n'a que onze ans et à cette date, notre ancêtre " John " n'avait aucun petit-fils. Des livres sur l'histoire de la Nouvelle-Écosse disent que ce jeune fils était le Lieutenant John. C'est vraisemblablement la bonne personne, mais John junior ne devint Lieutenant que le 1er juillet 1755, soit 6 ans plus tard, à l'âge de 17 ans, ce qui est beaucoup plus normal.) Hamilton écrivit sa lettre en français, ce qui n'impressionnat pas Cornwallis comme sa réponse le démontre.(Voir manuscrit).
Quelques jours après cette attaque, Honoré Gautrol se rend à Halifax et, le 13 décembre 1749, après avoir juré de dire la vérité, il donne aux Anglais, probablement dans l'espoir d'une récompense, les noms de tous les Acadiens qui avaient aidé les Indiens dans leur attaque, contre le fort du Capitaine Handfield. Le Capitaine Gorham, lancé à la poursuite de ces Acadiens n'avait pu les rejoindre car ils avaient fuit à Chignecto et les Anglais n'osèrent s'aventurer aussi loin.
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Joseph Clément Claude et François LePrince ( Parmi les ançêtres de Vincent Prince, longtemps journaliste au journal La Presse de Montréal) Misques Lagorne, Charles Lagorne(Sr), Petit Jean Lagorne et Charles Lagorne(Jr) François LaVache Joseph Vincent Renauchon Aucoin Charles Hébert ( Ançêtre de Terrie Hébert Alvarez, qui nous a si gentiment fait parvenir la liste) |
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