Appendice 6

La description de cette concession et ce qu'elles est devenue nous est révélé par la lecture de la demande faite par Jean-Baptiste, fils de Thomas, qui a voulu en prendre possession après la mort de son père; le cheminement de cette demande; la réponse qui lui fut faite. Voici la traduction de ces documents :

" À son Excellence le très Honorable Charles Théophilus Metcalfe Gouverneur Général de l'Amérique du Nord Britannique, etc,etc.

L'humble pétition de Jean-Baptiste Handfield, de la Paroisse de Verchères, district de Montréal. Respectueusement soumet. Que votre pétitionnaire est le fils aîné de feu le Capitaine Handfield qui a servi dans le 40ième régiment de sa Majesté, de 1750 à 1783.

Que son défunt père a reçu une concession de terre dans la Haute Province se composant des lots 9 et 10 dans la première concession, 9 et 10 dans la deuxième concession et les trois-quarts du lot numéro 9 dans la troisième concession dans le territoire (township) de Cumberland.

Que le père de votre pétitionnaire est décédé tôt après avoir établi sa famille dans la paroisse de Verchères et que lorsque votre pétitionnaire est allé l'été dernier pour établir ses enfants sur les dits lots, il a été informé que les lots avaient été vendus pour taxes et travaux de voirie.

Votre pétitionnaire vous prie humblement d'ordonner que des titres lui soient octroyés pour la dite terre afin de procurer des terres de la Couronne à sa nombreuse famille."

Montréal, le 16 janvier 1845

Jean-Baptiste Handfield.

Reçu par M.D. McDonald 7 Queen Square, Montréal Le 20 janvier 1845.

La demande est remise par son secrétaire, T. Bouthiller, au Gouverneur et au Conseil Exécutif qui, le 28 janvier, le transmet au Département des terres de la Couronne.

Le 5 mars, la demande est entre les mains de l'Inspecteur en Chef, Thomas Parke. Celui-ci, le 24 juillet 1845, remet son rapport au Conseil du Gouverneur:

" Par un ordre en Conseil, du 14 juillet 1789, un emplacement de 1000 acres a été accordé à Thomas Handfield et il appert que les lots 9 et 10… etc, situés…etc, Cumberland, totalisant 950 acres lui furent assignés. Lots pour lesquels des titres furent bientôt réclamés et alloués par la " Eastern Commission " pour l'année 1803 à John McKindlay, écuier de Montréal. Aucun titre pour aucune autre terre située dans le Haut-Canada, ne semble avoir été émis à Thomas Handfield. "

Signé, Thomas Parke, Surveyor-Général

L'année suivante, le 10 septembre 1846, une personne nommée D.B. Papineau remet au Conseil du Gouverneur une étude complète du dossier.

Le 2 octobre, le Conseil réuni en comité, prend connaissance des rapports et le 3 octobre 1846, cette décision est prise :

" Le pétitionnaire nous semble n'avoir aucun droit sur la terre que son père a vendu à John McKinlay et en faveur de qui des Lettres patentes ont été émises par ordre de la " Eastern Commission " en 1803, pour 950 acres. Le comité recommande que des titres soient émis pour le résidu de la concession soit 50 acres. "

Le 5 octobre 1846, la réponse est communiquée au Gouverneur en Conseil.

Tous ces documents se trouvent aux Archives Publiques d'Ottawa, département des manuscrits. Pétitions pour les terres du Haut-Canada (Upper-Canada lands).

Ces documents nous livrent toute l'histoire qui a fait le sujet de bien des conversations dans nos familles.

Plan des terres élaboré en 1862.

*** Les noms des propriétaires sont ceux de 1862.

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