Appendice 5

La découverte de la pétition du 17 janvier 1789 apporte la réponse à plusieurs questions et nous fait connaître beaucoup de la vie de Thomas, Voici la traduction de ce document :

À son excellence le très Honorable Guy Lord Dorchester, Gouverneur en Chef des Colonies de Québec, Nouvelle-Écosse etc,etc. Le mémorial de Thomas Handfield maintenant de la Paroisse de Verchères, Très humblement soumet, Que votre mémorialiste a été un Volontaire dans le 40è régiment, en l'année 1752, régiment dans lequel son père était Lieutenant-Colonel et a servi avec ce régiment au siège de Louisbourg, en 1758. Au mois de mai suivant, il fut promu Enseigne dans le 47è régiment et est venu avec ce régiment au siège de Québec et que, le 28 avril suivant, il a été blessé sur les Plaines d'Abraham(bataille de Ste-Foy). À la fin de la guerre en 1763, il était l'aîné des Enseignes du régiment, mais n'étant pas en position d'aller en Europe avec le régiment, a demandé de demeurer au pays avec demi-solde. En l'année 1765, sans aucune demande de sa part, il fut remis a pleine solde et quand cet ordre est parvenu en ce pays, il ne put être rejoint et en conséquence, fut remplacé. En apprenant qu'il avait présenté une pétition par l'entremise de feu l' Honorable Cramahé(en 1772) Votre Honneur, alors en Angleterre, a répondu à feu M. Cramahé alors Lieutenant-Gouverneur de la Province, qu'il avait été rapporté au Roi " absent sans permission " remplacé, et que rien ne pouvait être fait pour lui. En 1776, il s'est joint aux troupes Britanniques, à Trois-Rivières, où il fut employé par votre Honneur dans le service du Quartier-Maître comme Capitaine de bateau, emploi qu'il a conservé jusqu'à la fin de la guerre en 1783. Depuis ce temps, il demeure sur une petite ferme près de Verchères avec son épouse et huit enfants.

Il prie très humblement, votre Honneur de lui allouer une portion de terre pour lui et sa famille, dans ou près de Carillon, puisqu'il n'a encore reçu aucune concession de terre en récompense de son service pendant l'avant-dernière guerre.

Québec, 17 janvier 1789

(signé) Thos Handfield

Lors de l'achat de sa maison à Québec, il avait déclaré être " négociant ". Or un négociant était une personne qui se rendait dans les différents postes de traite pour négocier l'achat des fourrures pour les marchands. Ceci explique assez bien ses absences prolongées. Avec les communications du temps, il n'était pas toujours facile de savoir où était la personne recherchée.

Au mémorial de 1789, est attaché ce certificat signé par le Brigadier-Général, Henry Hope.

" Je certifie que le mémorialiste m'a été présenté par le Quartier Maître Général, comme un homme qui accomplissait son travail dans ce service avec diligence et fidélité et à la parfaite satisfaction de ses supérieurs "

(signé) Henry Hope

Le 6 mai 1789, Québec, Lord Dorchester, par son secrétaire Henry Motz, transmet pour avis, la demande au " Land Commitee " où elle est mise en filière le 7 mai. Neuf jours plus tard, le 16 mai, elle est lue et entrée dans les minutes du dit comité, avec cette mention :

" La pétition de Thomas Handfield, autrefois Enseigne dans le 47ième régiment, fils de feu le Lieutenant-Colonel Handfield du 40ième régiment. Le comité ayant considéré sa situation telle qu'établie dans sa pétition, ainsi que le certificat de service, signé par le Brigadier Général Hope, humblement recommande une concession de mille acres pour lui, sa femme et huit enfants, a être pris dans un des territoires nouvellement arpenté sur la rivière Ottawa ou Grande Rivière "

Copie de l'original:

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